Quand mes enfants étaient petits, je lisais des ouvrages sur la parentalité qui expliquaient que, si l’on se disputait devant eux — surtout quand un parent dit quelque chose et que l’autre n’est pas d’accord — c’était pour maintenir l’autorité et de rester droit dans ses chaussures.
Quinze ans plus tard, avec l’avènement de la psychologie positive et de la parentalité bienveillante, on recommande désormais de montrer ses émotions devant les enfants, que l’autre parent intervienne pour protéger l’enfant, lui parler, lui expliquer, puis le prendre dans ses bras et lui dire pardon — ce que l’on ne faisait pas avant.
dans le futur le passé est demodé
Les pratiques évoluent, et nous-mêmes changeons avec le temps ; l’année prochaine, nos méthodes et opinions sur ce qu’il faut faire avec les enfants pourraient être différentes. L’essentiel reste de les laisser penser par eux-mêmes, car nous sommes des êtres complexes, en constante évolution, capables d’action, d’amour et d’émotion.
Une personne m’a dit : « je vis dans la solitude depuis 30 ans ». Elle utilisait la même approche alors que le monde change, et que femmes et hommes évoluent. La femme d’aujourd’hui est souvent scientifique, spirituelle et multidimensionnelle. Tony Robbins et les philosophes antiques rappellent que l’on ne peut se faire accompagner efficacement que par quelqu’un ayant vécu des expériences similaires à celles que l’on traverse. Guider quelqu’un dans ses relations sans avoir cette expérience personnelle est insuffisant.
Dans une relation, il faut être capable de reconnaître leurs erreurs, de dire « je me suis trompé, excuse-moi, recommençons » et de montrer l’exemple pour instaurer des relations saines.
Dans le domaine des relations et de la parentalité, la complexité est grande : expériences de rejet, incompréhensions entre hommes et femmes, et risques de manipulation via les médias et réseaux sociaux. Il est crucial de rester vigilant et de choisir avec soin les personnes que l’on suit ou écoute, pour éviter les approches superficielles ou commerciales.
soyez guides pour vos enfants
Pour les enfants et adolescents, l’accompagnement est essentiel, surtout pour ceux rejetés par le système scolaire public ou élitiste. Certains jeunes expriment leur détresse ou refusent d’aller à l’école : c’est un signe de courage et de conscience de soi. Leur offrir un espace de parole et de métaphores — comme ma nièce de 6 ans qui décrit le vidage de sa tête « comme une graine qui pousse » — stimule l’imagination, l’expression émotionnelle et la régulation cognitive.
Enfin, il faut reconnaître que les personnes qui travaillent profondément sur elles-mêmes sont rares. Prendre le temps de réfléchir avant de répondre ou d’agir est crucial, que ce soit dans la parentalité, les relations ou l’accompagnement des jeunes, ou dans la vie de tous les jours.
